Le BTP, pour moi, ce n'est pas un secteur que j'ai choisi un jour. C'est un monde dans lequel j'ai grandi, porté par deux figures qui, chacune à leur manière, m'ont transmis quelque chose d'essentiel.
Photo à venir
Mon grand-père paternel
Mon grand-père paternel était architecte d'intérieur. Je l'accompagnais sur ses chantiers, je regardais les plans étalés sur la table, j'écoutais les échanges entre lui et les artisans. C'était son monde — et par extension, c'est devenu le mien. Il m'a appris, sans jamais me l'enseigner formellement, que construire est une discipline autant qu'un art, et que la qualité d'un chantier se joue autant dans les échanges entre les gens que dans les matériaux qu'on pose.
Mon grand-père maternel, 1989
Mon grand-père maternel, lui, était plombier. Il avait sa propre entreprise, il aimait son métier. Je ne l'ai jamais connu — il est parti trop tôt. Mais ma grand-mère me racontait souvent qu'il travaillait avec soin, qu'il était fier de ce qu'il faisait. Ces histoires m'ont accompagné depuis l'enfance, comme une transmission silencieuse. Il y a quelque chose dans SyneraBTP qui lui appartient aussi — à lui, et à tous ceux du BTP qui ont travaillé dur sans jamais avoir les bons outils autour d'eux.
La grue, Corse
Mon premier souvenir vraiment ancré dans ce monde, j'ai cinq ou six ans. Ma grand-mère connaissait le patron d'une entreprise de gros œuvre en Corse — et ce jour-là, il m'a laissé monter dans une des plus grandes grues mobiles de l'île, et même faire semblant de la conduire. Je me souviens du métal, de la hauteur, du bruit des machines, de ce sentiment que le monde du bâtiment était quelque chose de grand et de vivant. C'est sans doute ce jour-là que quelque chose s'est fixé en moi pour de bon. J'ai encore la photo.
Plus j'avançais en âge, plus cette fascination devenait une évidence. Pour mon brevet, ma mère m'a proposé un voyage — carte blanche, où je voulais.
Batimat, Paris
J'ai choisi d'aller à Batimat, le salon international du bâtiment à Paris. À un âge où les autres partaient à la mer ou en Europe, j'étais là, dans les allées d'une exposition professionnelle, fasciné par chaque stand, chaque machine, chaque détail technique. Ce n'était pas un choix raisonné — c'était juste l'endroit où j'avais envie d'être. Quelques années plus tard, je suis devenu maçon aux Compagnons du Devoir.
Observatoire de Nice, premier chantier
Mon premier chantier reste gravé : l'Observatoire de Nice, conçu par Charles Garnier et Gustave Eiffel. Moi qui avais grandi avec une fascination pour la tour du même nom, c'était un début qui ne pouvait pas être plus juste. J'ai ensuite travaillé dans de nombreuses églises, dans la région niçoise puis en Bretagne — des chantiers de caractère, exigeants, qui forment autant le coup de main que le regard.
Au fil des entreprises, des régions, des chantiers — j'ai toujours retrouvé les mêmes frictions. Des informations qui se perdent en route. Des malentendus entre intervenants qui avancent chacun avec leur version. Des clients dans le flou sur l'avancement de leurs travaux. Des responsabilités qui deviennent floues dès que quelque chose coince. Et pourtant, les gens étaient compétents, impliqués. Ce n'est pas une question de volonté — il manquait juste un endroit simple et commun où tout le monde voyait la même chose, en permanence.
SyneraBTP, c'est l'outil que j'aurais moi-même voulu avoir sur chaque chantier où j'ai travaillé. Pas un logiciel de bureau, pas un ERP complexe — un outil de terrain, simple, qu'on peut ouvrir sur son téléphone entre deux coups de truelle. Je l'ai créé parce que j'ai vécu le problème. Et parce que personne ne l'avait encore résolu correctement, pour ceux qui en avaient le plus besoin.